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INITIATIVE CONJOINTE EN FAVEUR DE LA CRÉATION D'EMPLOIS POUR LES JEUNES EN AFRIQUE.

15 Octobre 2012 , Rédigé par Jamel ALOUI Publié dans #Emploi

Le chômage, particulièrement celui des jeunes, constitue un des freins majeurs dans la lutte contre la pauvreté et un des facteurs d’instabilité comme en témoignent les récentes révolutions arabes.
 Afin d’apporter une réponse crédible et durable à ce problème, la BAD  (Banque Africaine de Développement), en collaboration avec le Bureau International du Travail (BIT), l’Union Africaine (UA) et la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique (UNECA), lance une initiative conjointe en faveur de l’emploi des jeunes en Afrique.

 

1. Cette initiative fait suite à la décision du Conseil d'administration de la BAD, lors de ses Assemblées annuelles de 2010, de s’attaquer à la crise du chômage croissant des jeunes sur le continent, conformément à une recommandation faite en ce sens à la Banque pour sa Stratégie à moyen terme 2008-2012. L'initiative est également alignée sur l'engagement pris à la 17èmesession ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine, tenue en juillet 2011 à Malabo, d'œuvrer à la création d'emplois pour accélérer l'autonomisation des jeunes en vue du développement, dans le cadre du Plan d'action de la Décennie de la jeunesse 2009-2018. Enfin, l'initiative est conforme au Programme d’action des Nations Unies visant à promouvoir un travail décent et productif pour les jeunes des deux sexes.

2. La présente initiative conjointe vise à garantir la cohérence, l'efficacité et l'impact des diverses activités menées dans la région en faveur de l'emploi des jeunes, ainsi qu’à tirer parti des synergies et à accroître l’impact de ces activités, par l’amélioration de la coordination entre les quatre institutions. Les principaux avantages comparatifs dont sont porteurs les partenaires à  l’initiative  se résument dans :

  • le rôle de légitimation politique joué par l'union africaine (UA), au titre de la Déclaration sur la promotion de l'emploi et de la réduction de la pauvreté, adoptée par le sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement africains, tenu en septembre 2004 à Ouagadougou ;
  • le mandat de la Banque africaine de développement  (BAD) de promouvoir le développement social et économique de l'Afrique, par la mobilisation des moyens financiers et techniques et des compétences dans la préparation et la mise en œuvre d'interventions opérationnelles ;
  • l’expertise de la commission économique des Nations unies pour l’Afrique ( CEA)  dans le plaidoyer en faveur des politiques de promotion de l’emploi des jeunes, sur la base d'analyses macro-économiques solides ; 
  • le mandat, l’expertise et l'expérience de l’organisation internationale du travail  (l'OIT) dans la promotion du travail décent, par des actions ciblant la main-d’œuvre, l’emploi et la protection sociale, telles que décrites dans le Programme d’action pour un travail décent.

3. L’initiative vise également à relever le défi de l'emploi des jeunes en Afrique et s’explique à la fois par la remarquable croissance d'une population jeune de plus en plus éduquée, le faible rythme de création d'emplois dans l'économie formelle, et la persistance de la faible productivité et du sous-emploi dans le secteur informel. Avec une population dont plus de deux tiers ont moins de 25 ans, l'Afrique subsaharienne est la région la plus jeune au monde. Les jeunes constituent environ 37 % de la main-d’œuvre totale et représentent la catégorie sociale présentant  la croissance démographique la plus rapide au monde. Malheureusement, cette condition nécessaire pour bénéficier de ce qu’il est convenu d’appeler la « dividende démographique » ne s’accompagne pas d’une croissance correspondante de l’emploi des jeunes. En effet, en dépit des taux de croissance économique notables de 5 % enregistrés ces dernières années et des progrès significatifs réalisés dans le domaine de l'éducation, y compris dans le supérieur, l'Afrique subsaharienne n’a pas pu améliorer les perspectives d'emploi des jeunes, et notamment des jeunes les plus éduqués. Le décalage entre les taux élevés de croissance économique et la création d'emplois accentue les inégalités de revenu et alimente les tensions sociales. Il est donc indispensable d'accroître l'intensité du facteur emploi de la croissance, grâce à des politiques permettant d’augmenter la demande de main-d’œuvre, tout en améliorant l'employabilité (ou l'intégration) des jeunes des deux sexes sur le marché du travail.

Source : youthemploymentinafrica.org

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